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02 février 2017 - 10:12:30 spacer  
Meilleur réalisateur 2017: les nominations
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Tous les réalisateurs retenus cette année dans la course à la précieuse statuette ont déjà été récompensés aux Magritte. Sauf que si Joachim Lafosse et Bouli Lanners l'ont été pour des longs métrages, Xavier Seron et Valéry Rosier eux l'ont été pour un court métrage.
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Après Les Chevaliers Blancs, où le réalisateur abordait la vaste question des motivations et des enjeux de l'action caritative, Joachim Lafosse s'est tourné vers L'Economie du Couple, se re-connectant avec la veine intimiste de ses débuts. L'Economie du Couple est un huis clos, où l'on y assiste à l'impossible séparation d'un couple qui bute sur les conditions logistiques de son divorce, et s'oblige à vivre sous le même toit. Avec une rare acuité, Lafosse, expose les griefs de l'homme et de la femme, du père et de la mère, au plus près de leurs moments de doute, de détestation, d'agacement ou même d'affection, ces reliquats d'amour qui viennent gripper la machine inexorablement en marche.

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Adepte des grands espaces de sont plat pays, Bouli Lanners s'échappe avec Les Premiers les Derniers, il part à la conquête d'un territoire qui lui est vierge, les plaines de la Beauce, comme si s'éloigner pouvait lui permettre de mieux se retrouver. Car c'est semble-t-il à une véritable introspection que se livre ici le réalisateur et comédien, une introspection délivrée par touches presque impressionnistes, sur les questionnements qui le taraudent, la foi, en un ailleurs ou un autre mystique, et en l'humanité. Bouli Lanners, qui avait quitté le champ de la caméra pour Les Géants (pour lequel il reçut un Magritte en 2012), le retrouve d'ailleurs dans Les Premiers les Derniers, comme pour mieux incarner encore ce film, son film le plus personnel.

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En 2014, Valéry Rosier recevait le Magritte du meilleur court métrage pour Dimanches, son troisième film, un (long) court qui suivait le quotidien fait d'ennui et de familiarité d'un petit village paumé, le dimanche. Rosier y creusait déjà une veine hyper-réaliste, au plus près du désoeuvrement, filmant avec aisance ces moments où il ne se passe rien, comme si seuls ces moments pouvaient laisser place à la réalité. Avec Parasol, il s'exile dans un lieu d'oisiveté, Majorque, où il filme la solitude des âmes et des corps qui ne parviennent pas à se forcer à être heureux. Les vacances, ce devrait être le temps du bonheur. Et pourtant...

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Xavier Seron a déjà vu 4 de ses films nominés aux Magritte du Cinéma. Déjà en lice en 2011 avec Mauvaise Lune, court métrage co-réalisé avec Méryl Fortunat-Rossi, il remportait l'année dernière le Magritte du Meilleur court métrage, toujours avec son acolyte, pour L'Ours Noir. Cette année, situation inédite, ses films sont en lice pour le Magritte du Meilleur court métrage (Le Plombier), du Meilleur premier film, et du Meilleur film! On retrouve dans Je me tue à le dire une esthétique très sombre, le noir et blanc granuleux de Mauvaise Lune, l'humour noir et un peu foutraque de L'Ours Noir, mais surtout, on y voit une vision baroque, décomplexée et ultra personnelle du rapport à la mort, dans une tragicomédie qui ose toutes les audaces.

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